Les 5 règles du jardinier écolo, et ça coûte moins cher

Aujourd’hui, avec 1 million d’hectares, nous, 13 millions de jardiniers, possédons 4 fois la superficie des réserves naturelles ! Alors quand on vous dit que chacun de nos gestes, même au jardin, a un impact planétaire, c’est pas des blagues ! Une mauvaise habitude, multipliée par autant, fait qu’aujourd’hui par exemple, les jardiniers sont les 3èmes pollueurs de l’eau, juste derrière les agriculteurs et les collectivités ! Alors, avant de révolutionner totalement notre manière de jardiner  contentons-nous déjà de petits gestes au quotidien et grâce à ces 5 règles d’or, jardinons écolo !

1 – Enrichissons notre sol naturellement et c’est pas cher!

Tout le monde le sait, l’emploi de produits phytosanitaires (insecticides, pesticides…) engendre des pollutions importantes des nappes phréatiques et des cours d’eau. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il  concoure en outre à l’augmentation de la résistance du parasite !

Alors favorisons les engrais « verts », organiques, comme la corne torréfiée ou broyée, le sang desséché, qui favorisent la végétation, les algues séchées qui encouragent la floraison et la poudre d’os qui aide les plantes à fructifier.

Mais surtout, pensons…compostage bien sûr ! La conservation des déchets organiques permet, même en ville, à la fois d’enrichir la terre et de diminuer l’incinération des ordures à l’échelle communale. Et tout (ou presque) peut y passer : feuilles mortes, branches broyées, tontes de pelouse, épluchures de légumes, marcs de café et de thé, cartons, papier, boîtes à œufs, essuie-tout, mouchoirs en papier…on a de quoi faire !

2 -Plus de vivaces, moins de gazons !

Préférez les plantes vivaces aux annuelles pour mieux gérer votre consommation d’eau. Les annuelles (qui ne vivent qu’un an) ont une croissance plus rapide et consomment donc davantage d’eau au cours d’une année. Si vous devez opter pour des végétaux annuels, comme les légumes de votre potager personnel, choisissez plutôt des variétés dont la croissance se situe en demi-saison, voire en hiver, car les précipitations plus abondantes leur permettront de se développer sans stress hydrique. Votre gazon est également un gros consommateur d’eau et d’énergie lorsque vous passez la tondeuse à gazon. La surface que vous avez est-elle vraiment nécessaire? Réfléchissez à réduire au maximum sa surface et laissez le reste de votre jardin se développer en prairie naturelle.

3 – Binons, paillons, buttons !

D’autres techniques pour jardiner écolo et économiser l’eau ?

Vous pouvez commencer par butter la terre. Cela consiste à créer de petits monticules de terre à la base des tiges. Par cette opération, la surface de terre offerte à l’atmosphère augmente, entraînant un desséchement apparent en surface, mais la terre refroidit plus rapidement ce qui provoque en profondeur la condensation de l’eau et la rend disponible pour les racines.

Le binage autour de vos plantes permet quant à lui d’assouplir la terre, de limiter l’évaporation d’eau des couches inférieures et de favoriser l’infiltration d’eau fournissant une régulation hydrique intéressante.

Enfin le paillage, couverture naturelle que vous pouvez fabriquer à partir de paille, herbes sèches, feuilles, brindilles… forme une couverture au pied des plantes pour limiter le tassement du sol et les arrosages.

4 – Contre les insectes, pensons…insectes !

Pour lutter contre les insectes, rien de mieux…que des insectes ! Pour protéger vos plantations, allier efficacité et écocitoyenneté, il vaut mieux offrir des abris aux prédateurs naturels (hérissons, coccinelles…) de nos parasites. Ces auxiliaires précieux sont souvent menacés. En leur laissant quelques espaces de nidification, vous les aiderez à survivre. Alors n’intervenez pas dans un coin de votre jardin : laissez la nature reprendre possession d’un petit coin de terre, la faune et la flore sauvage y recréeront un équilibre dont pourra profiter tout le jardin. En plus, petits plaisirs complémentaires, vous aurez peut-être l’occasion d’entendre le chant des oiseaux au réveil, de surprendre la balade tranquille d’un hérisson ou observer l’envol des chauves-souris au crépuscule ?

5 – Plantations de saison et légumes anciens !

Pourquoi ? Pour participer à la lutte contre l’effet de serre et à la réduction de la pollution atmosphérique et entretenir la diversité variétale.

Alors retrouvez le goût des légumes peu communs (topinambours, panais, radis noir, roquettes) et les variétés de fruitiers ou de rosiers anciens…tout en fuyant le hors saison !

Et oui, règle d’or que d’adapter vos dates de plantation aux saisons. En plantant les arbres, mi-novembre, ou les plantes plus petites, en octobre, vous leurs laissez le temps d’accéder aux ressources nécessaires et elles seront moins gourmandes en eau. Le jardinage devient alors un moyen de s’accorder aux cycles naturels et de (re)découvrir que les saisons ont un sens pour le végétal.

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